Nathalie Thenoz
Naturopathie à Châtillon-sur-Chalaronne
 
Nathalie Thenoz, naturopathie à Châtillon-sur-Chalaronne

Qu'est ce que le stress ?

Stress, burn-out, anxiété, troubles associés

Définition

Etymologiquement, le mot « stress » vient du latin « stringere », qui signifie
« serrer », « rendre raide », « presser », « comprimer ». Cette racine latine a été reprise assez tôt par la langue anglaise où elle est assimilée au mot « distress », qui signifie angoisse, détresse, sentiment d’abandon, de délaissement, de solitude, d’impuissance que l’on éprouve dans une situation oppressante. Cela a donné naissance en français à « étreindre, entourer avec le corps, avec les membres, en serrant étroitement », termes formés de sentiments opposés puisqu’il est possible d’étreindre quelqu’un sur son cœur, mais aussi de l’étouffer. Aussi, « étouffer » au sens respiratoire du terme conduit même à « oppresser, serrer », créant angoisse, anxiété, détresse.

Le stress est au départ une réponse positive de notre organisme à un changement, à une agression par un agent physique, psychique ou émotionnel, qui entraîne un déséquilibre devant être compensé par un travail d’adaptation permettant de déployer suffisamment d’énergie pour y faire face. Une fois la menace levée, l’organisme retrouve son équilibre selon le principe de l’homéostasie, mais cet équilibre ne peut être maintenu que si les écarts par rapport à la normale restent relativement faibles.

Le terme de « stress » désigne à la fois l'agent responsable, la réaction à cet agent et l'état dans lequel se trouve celui qui réagit.

 

Un peu d'histoire

 

Hans Selye, médecin canadien d’origine hongroise, fut le premier à s’intéresser au stress dans les années 1920. En 1956, il publie « The Stress of life » (Le Stress de la vie) dans lequel il décrit le mécanisme du syndrome d’adaptation, c’est-à-dire « l’ensemble des modifications qui permettent à un organisme de supporter les conséquences d’un traumatisme naturel ou opératoire ».

Il définit le stress comme l’ensemble des moyens physiologiques et psychologiques mis en œuvre par une personne pour s’adapter à un évènement donné. Il conçoit le stress comme une réponse de notre organisme à toute demande extérieure avec laquelle il pense son équilibre menacé.

Pour lui, « le stress est indispensable à la vie, l’absence totale de stress, c’est la mort », mais « chaque stress laisse une cicatrice indélébile et l’organisme paie pour sa survie après une situation stressante en devenant un peu plus âgé ». « Un changement brutal survenant dans les habitudes d’une personne, jusque-là bien équilibrée, est susceptible de déclencher un bouleversement dans sa structure psychique et somatique ».

Hans Selye a montré comment les hormones corticosurrénales sont mises en circulation lors d’agressions violentes de l’organisme. Il dépeint un syndrome réactionnel endocrinien comportant trois phases consécutives qu’il appelle « le syndrome général d’adaptation » ou SGA :

  • « Phase d’alarme »,
  • « Phase de résistance »,
  • « Phase d’épuisement ».

Les différentes phases du stress

 

  • Phase d’alarme : stress aigu (mise en alerte de l’organisme, activation du système nerveux et endocrinien)

Elle correspond à un ensemble de phénomènes provoqués par l’exposition soudaine de l’organisme à un agent stresseur, auquel celui-ci n’est adapté ni qualitativement ni quantitativement. Cette phase peut durer de quelques minutes à 24 heures. C‘est au départ une réaction positive de l’organisme qui permet le déploiement de l’énergie nécessaire pour faire face. L’énergie est mobilisée aux dépends d’autres fonctions de l’organisme, notamment du système immunitaire.

  • Phase de résistance : stress chronique

Cette phase est censée permettre au corps de s’adapter à la situation à laquelle il a à faire face.

Selon Hans Selye, c’est l’ensemble des réactions non spécifiques provoquées par l’exposition prolongée de l’organisme à des stimuli nocifs auxquels il s’est adapté lors de la réaction d’alarme. Le corps s’habitue à l’environnement stressant, la phase de résistance accentue les phénomènes amorcés lors de la phase d’alarme.

En cas de menace non réelle, lorsque la source est plutôt psychique et non physique, ce qui arrive fréquemment à l’heure actuelle, le stress devient davantage toxique et il y a danger lorsque l’organisme n’est plus à même de gérer cette toxicité.

Si la situation de stress se prolonge, l’organisme risque de rentrer dans la phase d’épuisement.

  • Phase d’épuisement : effondrement

Ce dernier stade survient après une exposition prolongée au stress. La résistance du corps face au stress diminue et cède finalement, celui-ci ne pouvant plus faire face.

Hans Selye définit cette phase comme l’ensemble des réactions non spécifiques qui caractérisent le moment où l’organisme cesse de pouvoir s’adapter au stimulus auquel il est soumis. Cette dernière phase constitue l’épuisement de l’organisme confronté au stress chronique depuis longtemps. Les manifestations passives de la phase d’alerte reviennent et l’emportent sur les manifestations de défense active.  Les personnes qui souffrent de stress depuis longtemps peuvent rencontrer de graves problèmes de santé en raison d’une plus grande vulnérabilité aux maladies et de l’épuisement de l’organisme (infections, problèmes cardiaques…).

 


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